Perturbateurs endocriniens liés au plastique : adoption et publication de mon rapport d’information

À l’Assemblée nationale
Perturbateurs endocriniens liés au plastique : adoption et publication de mon rapport d’information

Le 5 février 2019, j’étais nommée co-rapporteure de la mission d’information parlementaire sur les perturbateurs endocriniens présents dans les contenants en plastique (alimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques).

Cette mission s’inscrivait alors dans le prolongement de mon travail et de mon combat de plus d’un an pour faire adopter mon amendement interdisant l’utilisation des contenants alimentaires en plastique (de cuisson, (ré)chauffe et service) dans la restauration scolaire, de la crèche à l’université, au profit de matériaux inertes et durables.

Après 10 mois de travaux et plus 70 auditions, notre mission d’information a rendu son rapport le 4 décembre.

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Un enjeu de santé publique

Il confirme que les additifs aux matières plastiques, dont certains sont des perturbateurs endocriniens, peuvent migrer dans le contenu, de façon plus ou moins importante selon plusieurs facteurs. Les perturbateurs endocriniens ont des modes d’action qui les rendent redoutables, et leurs effets peuvent, aux périodes les plus sensibles de la vie, avoir des effets irréversibles.

L’impact des perturbateurs endocriniens sur notre santé est désormais démontré : leur lien avec de nombreuses pathologies est établi telles que les cancers, l’obésité, le diabète, les maladies thyroïdiennes, les troubles de la fertilité, les malformations génitales, les maladies neuro- développementales, …

Notre mission d’information s’est attachée à analyser les conséquences sanitaires et environnementales des perturbateurs endocriniens présents dans les contenants en matière plastique que nous utilisons quotidiennement. Elle a également analysé les solutions de substitution, qui soulèvent également des doutes quant à leur innocuité, et les politiques à mettre en œuvre pour répondre aux défis sanitaires et environnementaux qui sont posés. La dégradation du plastique liée à son vieillissement ainsi que son recyclage appellent également la plus grande vigilance, pour la santé humaine comme pour nos écosystèmes.

Dans son rapport, la mission présente près de 50 recommandations portant notamment sur la nécessité de renforcer la réglementation européenne, d’accentuer les efforts de recherche, de développer la recherche pour préserver les milieux et la biodiversité, de suivre précisément le devenir des additifs lors du recyclage ainsi que de substituer en toute sécurité.

Des actions de communication et de sensibilisation sont à mettre en œuvre sans plus tarder afin que chacun puisse adopter les bons gestes et préserver sa santé et l’environnement, en particulier les personnes les plus vulnérables face aux perturbateurs endocriniens : les femmes enceintes, les nourrissons et enfants en bas âge ainsi que les adolescents.

Les conclusions de ce rapport concourent à nous alerter sur un enjeu majeur de santé publique, et à renforcer notre conscience collective sur les défis qui y sont liés. Elles nous invitent à engager dès que possible les évolutions indispensables pour y pallier.

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