Montrouge : j’interroge le Ministre sur le devenir de Mondadori France

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Montrouge : j’interroge le Ministre sur le devenir de Mondadori France

Fortement préoccupée par l’avenir de Mondadori Francetroisième groupe français de presse magazine installé à Montrouge et employant plus de 700 personnes, j’ai alerté le Ministre de la Culture, Franck RIESTER, sur sa possible cession à Reworld Media.

Cette revente suscite en effet les plus vives inquiétudes chez les salariés du groupe, dont j’ai reçu longuement les représentants syndicaux. Outre l’affaiblissement du journalisme de qualité qui a fait la renommée de plusieurs titres, dont certains comme Science & Vie sont centenaires, elle laisse planer de sérieux doutes sur la pérennité de plusieurs centaines d’emplois.

En complément de mes échanges avec le Ministre et son cabinet sur ce dossier, retrouvez ci-dessous et sur le site de l’Assemblée nationale la question écrite que j’ai tenu à adresser au Ministre de la Culture et de la Communication :

Question écrite : 

Mme Laurianne Rossi attire l’attention de M. le ministre de la communication sur le devenir des magazines français de Mondadori France, troisième groupe français de presse magazine publiant plus de trente titres (certains, comme Science & Vie, étant centenaires).

Filiale du groupe de presse italien Arnoldo Mondadori Editore, Mondadori France est devenu l’un des éditeurs leaders de la presse magazine en France. La diversité de ses titres permet de toucher plusieurs millions de lecteurs. Une majorité de nos concitoyens a lu, lit, ou lira un des titres édités par ce groupe, dont l’apport à l’information et à la culture de nos concitoyens est incontestable.

Or, il apparaît que la société Arnoldo Mondadori Editore souhaite céder sa filiale Mondadori France au groupe Reworld Media ; dont le cœur de métier comme l’indique son site internet est d’offrir « aux annonceurs une solution intégrée Branding & Performance » grâce à la détention de « plus d’une dizaine de marques média, fédératrices de communautés sur tous les supports et intervient sur un réseau à la performance comprenant plus de 180 000 sites partenaires dans le monde ».

Les activités de ce potentiel acquéreur, répondant à des objectifs de marketing digital s’organisant à priori autour de contenus éditoriaux réduits, suscitent les plus grandes inquiétudes quant à l’exigence et à la qualité du journalisme recherché d’une part, et quant à la pérennité des 700 emplois salariés du groupe installés dans la ville de Montrouge d’autre part.

Cette revente interroge de façon plus large la déontologie de la presse, l’avenir du journalisme, son modèle économique et notamment l’octroi d’avantages (aide à la presse, TVA réduite, déductions fiscales) à des entreprises revendiquant un statut d’entreprise de presse. 

Elle lui demande d’une part quelles garanties le Gouvernement pourra apporter aux salariés de Mondadori France quant à la revente de leur groupe, la pérennité des titres magazines et des emplois ; et d’autre part comment s’assurer de l’exercice rigoureux et déontologique des activités de journalisme revendiquées par les organisations bénéficiant des avantages liés au statut d’entreprise de presse (aides à la presse, TVA réduite, avantages fiscaux).

 

Le Ministère n’a pas transmis de réponsepour l’instant. Il dispose d’un délai de 2 mois pour le faire. Le texte de la réponse sera publié ici dès sa réception.

Image liée à cet article : copyright B. GUAY / AFP, manifestation des salariés de Mondadori France.

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