Alimentation des animaux domestiques, j’interroge le Gouvernement

Alimentation des animaux domestiques, j’interroge le Gouvernement

Le bien-être animal est un sujet sur lequel je suis engagée. Particulièrement mobilisée dans le cadre de l’examen de la loi Agriculture et Alimentation, je poursuis mon action autour de cette cause.

Alertée par certains de mes concitoyens sur l’impact de la composition des croquettes pour nos animaux domestiques, j’interroge le Ministre de l’Agriculture à ce sujet. Vous pouvez retrouver ma question écrite au Gouvernement ci-dessous ainsi que sur le site internet de l’Assemblée nationale.

Question écrite :

Mme Laurianne Rossi attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la composition des aliments industriels commercialisés à destination des animaux familiers, tout particulièrement les croquettes sèches pour chiens et pour chats.

En 2018, la France comptait 13,5 millions de chats et 7,3 millions de chiens ; et le budget annuel moyen consacré à ces animaux de compagnie s’élevait à 800 euros. Au regard de ces données chiffrées et de l’impact sociétal que représente la présence d’un animal domestique dans un foyer français sur deux, l’état de santé des animaux domestiques doit faire l’objet de l’attention des pouvoirs publics.

Or plusieurs vétérinaires relèvent une augmentation du nombre de cas de diabète et d’arthrite chez les chiens et les chats. Ces pathologies, ainsi que de nombreuses allergies et infections chroniques de la peau, seraient liées à la composition des croquettes sèches utilisées pour nourrir ces animaux. Ce constat alarmant a été partagé par nombre de citoyens et a abouti en 2018 à la création d’une association traitant spécifiquement de cette question, « Alertes Croquettes Toxiques ».

Cette dernière a fait analyser différentes marques de croquettes afin d’en connaître les composants exacts. Le bilan global de ces analyses permet de relever des écarts fréquents entre les informations fournies par les fabricants de croquette et celles délivrées aux consommateurs concernant la composition réelle de ces produits. Cette étude vient ainsi étayer l’enquête menée, en 2016, par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes qui relevait un nombre élevé d’anomalies de présentation ou d’allégations erronées. Une autre conclusion de ces analyses atteste de taux élevés de glucides et d’additifs BHA (E320) et BHT (E321) dans la composition des croquettes susceptibles d’être à l’origine de l’augmentation des pathologies constatées par les vétérinaires.

Au regard de ces éléments particulièrement préoccupants pour la santé de ces animaux et les foyers français qui en sont propriétaires, elle lui demande quelles mesures pourront être prises pour renforcer la transparence de l’information relative à la composition des croquettes et la lutte contre la nocivité de certaines d’entre elles.

Le Gouvernement dispose désormais de 2 mois pour apporter une réponse à cette question, je la publierai lorsqu’elle paraitra.

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